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Six fois épouse de jihadiste, internée dans un camp en Syrie, elle défend Daesh à la télévision britannique

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Six fois épouse de jihadiste, internée dans un camp en Syrie, elle défend Daesh à la télévision britannique

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Une équipe de journalistes britanniques s’est rendue dans un camp de l’est syrien, où Daesh est acculé. Là, ils ont rencontré un groupe de femmes dont l’endoctrinement salafiste ne se dément pas. Parmi elles, une jeune fille, Yasmina illustre la vie d’une femme de jihadiste dans cette région du monde, sans cesse veuve, sans cesse remariée, et transformée en outil de propagande.

Les jihadistes de Daesh sont en train de perdre le peu de terrain qu’il leur reste, dans l’extrême Est syrien, désormais repliés dans la seule poche de Baghouz. A mesure qu’elles avancent, les troupes arabo-kurdes qui les combattent sur le terrain capturent de plus en plus de civils qui, hier encore, vivaient sous la loi du salafisme guerrier. Au premier rang de ses naufragés, on trouve bien entendu les femmes de jihadistes.

Variété des profils

Une équipe de la chaîne de télévision anglaise Channel 4 a recueilli auprès de certaines d’entre elles des témoignages glaçants dans le camp d’al-Hol où elle s’est rendue. Empli par plus de 56.000 personnes en provenance du réduit de Baghouz, le camp présente des profils très variés, notamment chez ces épouses de jihadistes. Khadija, 12 ans, par exemple se présente devant les caméras, avec sa sœur, plus jeune encore. Mais c’est une autre jeune fille qui retient l’attention.

Yasmina Haj Omar a 19 ans. Elle s’est mariée pour la première fois à l’âge de 13 ans. Ses maris mourant les uns après les autres, elle a épousé six jihadistes successifs en six ans. Parmi eux, on compte deux Syriens et quatre « étrangers » (c’est-à-dire venus d’ailleurs que de Syrie).

« Ça m’allait parce que je suivais la parole du Prophète. Tout ça se fait pour l’amour de Dieu, pour la gloire de Dieu. A chaque fois qu’un homme mourrait en martyr, j’en épousais un autre », a-t-elle assuré.

Une jeune fille, présente à ses côtés, est apparue particulièrement véhémente: « Ce que je veux dire, c’est que Daesh durera toujours, et on en aura la preuve dans les jours à venir. Nous étions tous frères et sœurs, il y a des millions d’hommes unis. Toutes les femmes n’ont qu’un cœur, et une seule religion. »

Un point commun

Toutes les femmes rencontrées par les reporters dans ce camp d’al-Hol ont un point commun, au-delà de leur diversité apparente: toutes continuent à défendre Daesh et se considèrent comme « victimes » des Kurdes qui les ont capturées et administrent l’endroit. Yasmina, par exemple, attribuent ses douleurs au ventre et son saignement vaginal permanent aux bombardements américains.

Et pour atypique que paraisse sa trajectoire, son cas se retrouve peut-être sous d’autres longs et intégraux voiles noirs qui parcourent le camp.

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